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La Nouvelle Loi Du Business : Les Rapides Mangent Les Plus Lents ! La Question De La Taille Disparaît…

La nouvelle loi du business : les rapides mangent les plus lents ! La question de la taille disparaît…

Qu’est-ce qui peut bien caractériser les organisations gagnantes, dans un monde où le temps s’accélère, où les champs d’action s’élargissent par la mondialisation des échanges et où tout se complexifie ? L’agilité. Comment les entreprises doivent-elles intégrer les mutations et la culture digitale ? Lorsque les marchés eux-mêmes se transforment en réseaux, les entreprises n’ont pas d’autres solutions que d’apprendre à devenir des réseaux pour survivre.

Être agile pour survivre…

L’agilité est un facteur déterminant pour la survie de l’entreprise. Nous vivons dans une société basée sur la notion de réseaux (networks). Qu’il s’agisse de réseaux d’information, de réseaux de connaissance, de réseaux de divertissements, de réseaux d’amis, ou de réseaux d’entreprise… tout ce que nous voyons autour de nous est relié à d’autres objets, personnes ou réseaux. Pourtant, nous continuons à traiter notre environnement, nos économies, nos marchés et nos organisations comme des systèmes linéaires.

Si l’entreprise des années 60 peut être considérée comme un bloc unique, hiérarchique et centralisé, l’entreprise d’aujourd’hui ressemblerait plutôt à un ensemble de petites unités appartenant ou non juridiquement à la même société : ces différentes unités partagent des choses, des valeurs, des processus, ce qui permet à chacune d’évoluer dans la même direction. Elles sont très interconnectées entre elles et communiquent très rapidement. Cela signifie que si l’une capte un changement de l’environnement, le signal est directement renvoyé aux autres unités. Toutes peuvent changer de direction de manière quasi instantanée. L’entreprise dispose pour ce faire des outils informatiques, pour la gestion interne et pour les relations avec les clients et les autres acteurs de l’environnement. Cela permet essentiellement la rapidité d’action qui constitue l’enjeu d’aujourd’hui.

Si l’entreprise moderne est désormais petite, multiple et changeante, que deviennent les géants monolithiques ? Ils sont des espèces menacées. Comme tout va très vite, ils peuvent disparaître en moins d’une décennie… Un exemple emblématique est celui de l’incroyable chute de Nokia. Au firmament de la téléphonie mobile des années 1990 et jusqu’au milieu des années 2000, le Finlandais n’a pas cru à la révolution des smartphones. Jusqu’en 2007 du moins, lorsqu’Apple dégaine son premier iPhone, et précipite le déclin du géant européen. Pourtant Nokia avait toutes les armes pour éviter ce fiasco. Mais, à l’époque, ses dirigeants n’ont pas écouté les avertissements de ses ingénieurs et commerciaux, qui avaient, eux, senti le vent tourner.

… et grignoter les plus gros

Les grandes entreprises se font donc de plus en plus souvent grappiller des parts de marché par des startups plus agiles et plus réactives aux besoins du marché. Comme je l’ai écrit dans un ouvrage en 2016, ce sont les plus rapides qui mangent les plus lents… Et concilier une grande taille et une bonne agilité nécessite des efforts et une énergie énormes. Ce n’est pas impossible, mais c’est complexe.

Une opportunité pour les indépendants

Les indépendants, entrepreneurs individuels ou employeurs doivent eux aussi s’adapter et tirer profit de ces évolutions. Dans ce nouveau monde, il est temps de penser d’une manière différente en considérant l’économie, le business, les marchés et les sociétés comme des systèmes complexes, inter-reliés par internet, et évolutifs. Dans un monde caractérisé par la Volatilité, l’Uncertain, la Complexité et l’Ambiguïté (« VUCA »), il nous faut agir avec Vélocité, Agilité, Créativité, par l’Innovation, le Networking et l’Expérimentation (ce que Peter HINSSEN appelle VACINE).

Nous sommes passés à l’heure du temps réel. Parce que les produits, les marchés et les comportements évoluent plus vite que jamais, les entreprises doivent revoir le rythme de leur horloge interne (« Internal clock »), pour le mettre en phase avec le rythme de l’évolution externe (« External clock »). Dans le passé, elles avaient suffisamment de temps pour innover, s’adapter et évoluer. C’est elles qui imposaient le rythme du changement. Ce n’est plus le cas aujourd’hui. Les marchés ont leur propre rythme et obligent les entreprises à accélérer pour ne pas être hors-jeu.

En tant que patron, avez-vous adapté l’horloge interne de votre entreprise pour répondre à ces défis ?

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