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La Seule Urgence Est De Ralentir…

La seule urgence est de ralentir…

Jusqu’au 29 avril se tient à Paris – dans le magnifique bâtiment des Archives Nationales, à quelques pas de la Place des Vosges – une exposition qui pose la question de l’essor de la vitesse dans nos sociétés.

Dans ce cadre, j’ai été appelé à une modeste contribution aux questionnements sur les mobilités du futur, qui posent la question du temps…

Notre monde va de plus en plus vite.

L’essor de la vitesse et la démocratisation des déplacements motorisés ont, depuis le XIXe siècle, contribué à transformer nos sociétés, nos territoires et nos modes de vie.

De l’apparition de l’électricité – permettant de s’affranchir du rythme jour/nuit – à la généralisation d’internet qui autorise le partage en instantané à l’autre bout de la planète, le constat est sans appel. Et dans un monde où tout est de plus en plus rapide, il est de plus en plus difficile de suivre le rythme…

Nos vies sont désormais emplies de clics et de tweets, et nous vivons avec des écrans greffés aux poches. De nouveaux mots apparaissent pour rendre compte de cette réalité, comme “nomophobie”, la peur panique d’être d’être éloigné de son smartphone… Il faut dire que recevoir en moyenne 10 sms, 50 mails et ouvrir 200 fois par jour son doudou, ça remplit le vide ! La génération Y adopte un comportement hyperconnecté et passe en moyenne 13,5 heures par semaine sur internet dont 8,2 heures sur leur smartphone.

Tout doit aller toujours plus vite…

Mais l’immédiateté du numérique n’est qu’un aspect de notre société toute entière vouée à la vitesse. Dans une société qui reste fondée sur le productivisme (de biens, de contenus, de services,…), gagner du temps pour produire plus est déterminant. La notion de performance es érigée en véritable religion. Mais cela a des effets pervers : tous sondages confondus, nous serions près de 8 humains sur 10 en Europe à exprimer un désir de ralentir. Plus d’un parent sur deux culpabilise de ne pas passer assez de temps avec ses enfants. Sept salariés sur dix affirment avoir du mal à concilier leurs temps de vie alors que des millions d’Européens seraient exposés à un risque de burn out…

Ralentir, une question de santé publique !

Prendre son temps paraît être quelque chose de simple, mais nos cerveaux sont tellement programmés à la rentabilité que l’on ne sait en fait plus vraiment comment faire. Si je vous dis « Posez-vous, respirez un bon coup et lâchez prise ! », vous ne serez pas beaucoup plus avancé.

Le premier des réflexes est probablement d’essayer déculpabiliser, de deux manières : d’abords, soyez assurez que chacun de nous a le droit à ce petit confort qu’est prendre son temps. Et ensuite, ne culpabilisez pas si vous n’arrivez pas immédiatement à lâcher prise. C’est un travail sur vous même, qui prend du temps.

Un diagnostic en 20 questions

La « Slow Life » nous invite à retrouver une nouvelle forme de lenteur face à l’accélération vertigineuse de notre rythme de vie. Elle s’inscrit dans la lignée du « Slow Food », ce mouvement prône une attitude de bien-être et d’éthique de vie, tout en saveur, où prendre le temps de profiter est de mise. C’est un état d’esprit qui remet en cause les notions de rentabilité comme d’efficacité en vigueur. Découvrez quel « slow » sommeille en vous, ou pas, et comment gagner en qualité de vie !

Pour déterminer quel est votre profil dominant, « Psychologie Magazine » propose 20 questions. Le préalable à la décision puis à l’action… Faites le test !

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