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Le désir de création est universel : tout le monde peut être entrepreneur…

Dans ce monde en mutation où incertitude, complexité et rapidité cohabitent et croissent, le starter ou l’entrepreneur doit opérer des changements fondamentaux.

Le premier est de passer d’une logique de décision par le calcul, impossible en incertitude car l’information est soit inexistante, soit isotrope, à une logique de décision par le jugement et l’hypothèse. Le second changement consistera à passer de critères objectifs de pertinence de l’information choisie à des critères subjectifs, ou plus exactement intersubjectifs. A ce sujet, la théorie de Philippe SILBERZAHN sur l’Effectuation est intéressante.

Philippe SILBERZAH est professeur d’entrepreneuriat, stratégie et innovation à EMLYON Business School  à Lyon. Ses travaux portent sur la façon dont les organisations gèrent les situations d’incertitude radicale et de complexité, sous l’angle entrepreneurial avec l’étude de la création de nouveaux marchés et de nouveaux produits.

Il s’inspire des travaux de recherche menés à la fin des années 90 par Saras Sarasvathy, une doctorante d’origine indienne, ancienne entrepreneuse, conduits sous la direction d’Herbert Simon, prix Nobel d’économie, à l’université Carnegie Mellon aux Etats-Unis. Sarasvathy cherchait à identifier les fondements microéconomiques du raisonnement entrepreneurial. Ses résultats ont bouleversé notre manière de voir comment les entrepreneurs raisonnent et agissent dans leur démarche de création.

Partir d’une idée, ou pas…

Plus que jamais, la théorie de l’effectuation, bien qu’encore récente, bouleverse la manière de voir comment les entrepreneurs raisonnent et agissent dans leur démarche de création. Le processus entrepreneurial est habituellement décrit comme suit: un entrepreneur visionnaire a une grande idée, il rédige un business plan irréprochable, lève de l’argent auprès d’un Venture Capital, crée son entreprise, rassemble une équipe et se lance, met son entreprise en bourse et se retire aux Caraïbes.

La réalité est très différente: les entrepreneurs partent souvent avec une idée assez simple, voire pas d’idée du tout. Ils s’appuient sur les moyens dont ils disposent: leur personnalité, leur réseau de contact, leur savoir. Ils ne rédigent pas de business plan car tout n’est pas prévisible et l’incertitude augmente de jour en jour, mais inventent en cours de route, tirant parti des surprises.

Ils n’étudient pas un marché, mais font des essais à coups de pertes acceptables.

Comment le sait-on? Et bien, en observant les-dits entrepreneurs. C’est ce qu’ont fait les auteurs d’un livre sur les principes de l’action entrepreneurial, et c’est de cette observation qu’est née l’effectuation.

Avec à la clé une révélation : créer est à la portée de nous tous !

« Effectuation – Les principes de l’action entrepreneuriale »  est une lecture intéressante, avec laquelle on ne peut être d’accord à 100 %, mais qu’importe, elle amène à réfléchir.

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