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L’influence Ou La Profonde Mutation Du Marketing

L’influence ou la profonde mutation du marketing

Une personne sur trois achète un produit ou un service suite à une recommandation personnelle. Les citoyens et les consommateurs font désormais majoritairement confiance à leurs pairs plutôt qu’aux politiques, aux corps constitués ou aux marques. Êtes-vous prêt pour le marketing d’influence ?

Tous influençables, tous influenceurs ?

Tourisme, high-tech, santé, luxe, prêt-à-porter, beauté : ce sont des pans entiers de l’économie qui font muter leur marketing vers le marketing de la recommandation. Conséquence logique, les revenus – et l’impact – de la publicité « traditionnelle » sur Internet s’effondrent.

Les marques ont en effet bien compris le pouvoir des youtubeurs, instagrameurs et autres célébrités des réseaux sociaux, et ont massivement investi dans ce secteur et dans la recherche d’avis positifs de la part des utilisateurs.

Influenceur : un métier…

Le secteur est en train de se professionnaliser. Pour ceux qui ont réussi à se démarquer et à faire grandir leur communauté, tout l’enjeu est désormais de gérer une carrière tout en continuant à apporter une sensation de « fait maison »… même si leur chambre est désormais un studio d’enregistrement au décor savamment étudié !

Et ça marche ! Particulièrement auprès des jeunes générations. Le public n’est pas dupe du caractère commercial du partenariat entre la marque et l’influenceur, mais celui-ci parvient à projeter une sensation d’honnêteté et d’authenticité, si bien que l’effet marketing est positif pour la marque, avec une visibilité et un niveau d’interaction nettement supérieurs aux autre médias.

Une opération « gagnant-gagnant ».

Pour la marque, l’avantage est indéniable, en terme de notoriété et de ventes. Et pour l’influenceur ?

Et bien… c’est son salaire ! Comme on l’a dit, la publicité traditionnelle sur Internet n’est plus très efficace. Les Youtubeurs, par exemple, ne comptent plus vraiment sur les revenus publicitaires des pubs affichées par Youtube pour vivre. Certains influenceurs acceptent encore de parler d’un produit si celui-ci leur a été simplement envoyé… mais ceux qui possèdent une communauté active et d’une bonne taille, exigeront un contrat et une rémunération à la hauteur (ou plutôt, c’est leur société de production qui l’exigera). Le tarif variera aussi en fonction de votre demande. Il ne sera pas le même si vous souhaitez une création de contenu (vidéo dédiée, 3 posts Instagram à poster dans le mois) ou un simple partage sur ses réseaux sociaux d’un article de la marque.

Quelques outils pour appréhender votre stratégie d’influence.

Il est toujours bon de se remémorer les techniques de l’influence (qui pour certaines sont directement inspirées des relations presse et publics) :

  • Le communiqué de presse personnalisé
  • Le buzzkit
  • Article sponsorisé
  • Publication sociale sponsorisée
  • Placement de produit
  • Voyage et invitation influenceur
  • Échantillons gratuits, cadeaux…
  • Takeover social (principe de confier le ou les comptes de la marque à un influenceur pendant une journée).

Dresser une base de contacts des influenceurs !

En tant que dirigeant, pensez-vous que vous avez intérêt à utiliser des influenceurs pour faire connaître votre entreprises, ses produits ou services, voire votre marque ?

Si c’est le cas, , vous allez devoir établir une stratégie et des outils de reporting pour pouvoir mesurer les retombées. Vous allez aussi devoir cibler les influenceurs intéressants pour votre business. L’influence est un milieu qui évolue rapidement. Heureusement il existe des logiciels comme BuzzSumo regroupant une base d’influenceurs actualisée avec de belles fonctionnalités.

Curieux ? convaincu ? Dites-moi en commentaire !

Cet article comporte 2 commentaires
  1. Que le retour sur investissement en publicité soit de plus en plus aléatoire est une évidence. Seul Internet permettrait de mesurer précisément l’audience et, au-delà, l’engagement. Sauf que l’influence des… « influenceurs » est une plaisanterie. Unilever, deuxième plus gros annonceur mondial, a annoncé la fin de ses partenariats avec les stars des réseaux sociaux, après s’être aperçu que leurs «followers» étaient achetés auprès d’officine spécialisées et, pour la plupart, générés par des robots. Cela pourrait concerner jusqu’à 40% des influenceurs ! Quatre de ces officines, rapporte Le Monde, qui vendaient de faux abonnés et de faux « like » à des utilisateurs de Twitter, YouTube et LinkedIn en utilisant des «bots» – des comptes générés par ordinateur – ou des comptes «personnels» générés en fait par une seule et même personne, se sont engagées à cesser ces activités dans le cadre d’un accord à l’amiable passé avec la procureure générale de New York, Letitia James. Ce qui revient à un aveu de culpabilité.
    Les influenceurs ne sont rien qu’un nouvel avatar du Web en vue d’ancrer l’image d’une société ou d’un produit à l’aide, de faux outils, une fois de plus. Dans le monde du tourisme, TripAdvisor en est le plus bel exemple.

    1. Merci Claude, il s’agit d’un sujet controversé, je l’avoue. A titre personnel je suis très méfiant vis à vis des influenceurs. Il en existe de différents niveaux : nano, macro et micro. Cela dit, les marques ne peuvent plus ignorer que chaque consommateur est aujourd’hui un media qui a une influence sur sa communauté.

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