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Politique et économie : réhabiliter le bon sens

« Science sans conscience n’est que ruine de l’âme » écrivait Rabelais. Il aurait pu étendre son propos à la politique et à l’économie…
Devant les nombreux excès qui ont contribué à provoquer les crises actuelles, il semble urgent de réhabiliter le « bon sens ». Cette valeur forte recoupe à la fois bon sens dans le raisonnement ou la décision, et l’éthique dans le comportement.

bon-sens
En perdant son sens de l’intérêt général sous le poids de lobby notamment et d’une vision court-termiste de son engagement, l’homme ou la femme politique devient de plus en plus le greffier de l’économie et la victime du financier. Le bon sens doit aussi tenir compte de la complexité des projets et de l’environnement. Il consiste à garder une vision d’ensemble, à prendre le recul nécessaire à la décision, à savoir poser les bonnes questions en revenant à des repères simples.

Faire preuve de bon sens, c’est parfois accepter « l’inaction », toute apparente, qui permet de préparer la prise de décision de façon méthodique et raisonnée en tenant compte des enjeux. Dans un environnement qui se complexifie et devant la contraction du temps, le bon sens est pour le dirigeant, qu’il soit politique, économique ou financier, un antidote à la précipitation, ainsi qu’une garantie de prendre des décisions raisonnées et non « absurdes ».

 

Le monde ne change pas. C’est nous qui le faisons évoluer. Notre pouvoir n’a jamais été aussi grand ! Dans notre engagement quotidien, il nous arrive de plus en plus, en étant de plus en plus nombreux, à perdre de vue ce bon sens… Il nous arrive de prendre collectivement des décisions singulières et d’agir avec constance dans le sens totalement contraire au but recherché. Ces décisions absurdes se traduisent par des erreurs radicales et persistantes. Elles sont observées dans des mondes aussi divers que ceux de la technologie, de la vie quotidienne et du management : pour éviter un accident, des pilotes s’engagent dans une solution qui les y mène progressivement ; les ingénieurs de Challenger maintiennent obstinément des joints défectueux sur les fusées d’appoint ; des copropriétaires installent durablement un sas de sécurité totalement inutile ; une entreprise persévère dans l’usage d’un outil de gestion au résultat inverse de l’objectif visé..

Alors réhabilitons le bon sens, et ça commence pour et chez soi…

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