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Tout, Tout De Suite, Tout Le Temps… Stop !

Tout, tout de suite, tout le temps… stop !

Aujourd’hui, « ASAP » semble plus populaire que « SVP ». Les consommateurs et les professionnels semblent devenus boulimiques, aspirés dans le tourbillon de la société qui va de plus en plus vite. Il est temps de lever le pied…

Le culte de la vitesse

Un besoin de crédit ? Les organismes financiers promettent une réponse sous 48 heures. Une envie de sushis ou de paëlla ? Le livreur sonne à la porte dans la demi-heure. Des lentilles de contact égarées : de nouvelles seront disponibles sous 48 heures, tandis qu’une paire de lunettes pourra, elle, être réalisée dans l’heure. Une bouée licorne arc-en-ciel ? Cliquez sur un bouton et elle sera chez vous demain matin, après avoir travers la moitié du continent. Ce ne sont que quelques exemples parfois justifiables, parfois moins, du culte que nous vouons à la vitesse, à l’instant et à la suractivité dans notre société.

Évidemment, les entreprises suivent le rythme, lorsqu’elles ne sont pas elles-même la cause de cette accélération. Dans un ouvrage intitulé « Le Culte de l’Urgence : la société malade du temps », Nicole Aubert, sociologue et psychologue, aborde ce sujet. Dans la même veine, le sociologue allemand Hartmund Rosa dénonce le « processus d’accélération ». Gilles Finchelstein, auteur d’une « Dictature de l’urgence », s’inquiète de trois phénomènes exponentiels : le culte de la vitesse, celui de l’instant et celui de la suractivité.

L’attente est devenue insupportable

Au sein de l’entreprise, le constat est le même. Dans la plus modeste PME, en guise ou presque de formule de politesse, l’acronyme ASAP, « as soon as possible », pourrait être compris comme la marque de fabrique du cadre motivé, du responsable déterminé. Avec un étrange postulat : « puisque c’est urgent c’est fondamental ».

A tous les échelons, même les plus inattendus, comme par exemple en médecine pour les résultats d’examens de routine, l’attente est devenue insupportable. En matière d’éducation, les parents restent consternés par l’emprise des nouvelles technologies, dénonçant pour certains d’entre eux la culture électronique qui prend le pas sur la culture encyclopédique. Même les loisirs des chères têtes blondes sont impactés. Désormais, en matière de jeux de société, c’est la version « rapido » du Monopoly qui a la cote : plus question de passer deux heures à déplacer des pions, même par un dimanche pluvieux.

Présents et réactifs aux besoins des consommateurs

Conséquence logique de cette appétence pour le « tout, tout de suite », les offres de produits, de service, de conseils se sont adaptées. Même dans les villes les plus petites, rares sont désormais les commerçants qui osent encore la fameuse pause méridienne et apposent à leur porte fermée le carton « fermé entre midi et deux heures ». L’ouverture des commerces le dimanche ainsi que d’un nombre croissant de grandes surfaces, témoignent du souci des grands groupes de rester présents et réactifs aux besoins des consommateurs. Même les administrations mettent à profit cette tendance pour être accessibles –au moins en ligne- sur la plage de temps la plus large possible.

Reprendre le contrôle sur son temps et … ralentir

Un diététicien vous dira qu’il est toujours préférable pour l’organisme de mâcher un aliment plutôt que de la consommer sous forme liquide. C’est notamment l’exemple des fruits… “ Vous êtes ce que vous mangez “ dit l’adage. Dans une certaine mesure, c’est vrai : notre alimentation a une incidence sur nos émotions, notre corps, notre santé… Et chez les enfants, diverses études ont notamment établies un lien entre les troubles du comportement comme l’hyperactivité, le déficit de l’attention, l’agressivité… et l’alimentation. Chez les adultes, cela se vérifie aussi.

La bonne nouvelle, c’est que ce culte de la rapidité n’est pas une fatalité. L’exemple de l’alimentation est inspirant. En plus il s’agit d’un besoin primaire. Il est possible de se réapproprier son temps. Cela passe par une nouvelle manière de percevoir la réalité et de l’appréhender. L’alimentation vive, par exemple, se vante de procurer de l’énergie, de la vitalité, une bonne capacité à gérer les émotions et le stress. Selon ses partisans, elle contribue à une santé resplendissante, diminue le stress, l’hypoglycémie, mais aussi l’anxiété et même les maladies dégénératives, inflammatoires et auto-immunes. Le tout de manière simple : utiliser des bons produits frais et de saison, favoriser une cuisson lente et à basse température. Respecter le produit.

C’est une façon de consommer plus lentement pour consommer mieux et vivre mieux. Ce n’est certainement pas la panacée, mais c’est une base saine et solide pour changer d’attitude et ralentir…

Et vous, vous êtes plutôt speed ou plutôt slow ?

Cet article comporte 2 commentaires
    1. Oui effectivement 🙂 Bonne journée Catherine et tu es un exemple pour beaucoup d’indépendants et entrepreneurs : audace, souci du service client, innovation permanente,… Bonne continuation.

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