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Y aura-t-il de plus en plus d’indépendants demain? Votre avis m’intéresse…

Voilà une question que je me pose souvent. Y aura-t-il plus d’indépendants demain qu’aujourd’hui? En la matière, j’entends tout et son contraire, de la part de connaissances averties, à la lecture des revues spécialisées,…  A vos claviers, j’aimerais connaître votre avis sur la question!

Quand je parle d’augmentation, je parle d’une évolution nette, qui serait supérieure ou non à la croissance démographique. J’ai entendu récemment l’avènement de freelances, pour qui l’indépendance sera la clé de la liberté. Je partage une analyse selon laquelle il y aura sans doute davantage d’indépendants qui travailleront à domicile. Mais pour le reste, j’ai des doutes…

Créer de l’activité indépendante ne se décrète pas toujours. Elle dépend du contexte économique, des incitants éventuels (couveuses pour tester son activité quand on est chômeur en Belgique, statut d’auto-entrepreneur en France,…), de l’esprit d’entreprendre,… Dès lors, faudrait-il encourager davantage les TPE et PME existantes à grandir, plutôt que de stimuler les entreprises individuelles? Dans le secteur de la construction notamment, les plus fragiles sont les très petites structures. Même constat dans l’HORECA. Question de secteur et de métier sans doute également…

Votre avis m’intéresse, quel qu’il soit. Parce qu’en la matière, il n’y a certainement pas de réponse unique…

Liens utiles :

– Un article sur le sujet sur le site www.entreprendretoday.be

– Un lien vers les Coopératives d’activités en Belgique : www.coopac.be

 

Cet article comporte 6 commentaires
  1. Je pense pour ma part que le nombre d’indépendants à titre complémentaire va continuer à croître comme c’est le cas ces dernières années. Cela s’expliquera par une recherche d’augmentation du pouvoir d’achat d’une part et dans une recherche de régularisation d’autre part de par le fait d’une augmentation des contrôles.

    Au niveau des indépendants à titre principal, je suis davantage sceptique. Le contexte bancaire des dernières années risque de complexifier l’accès aux crédits pour les nouvelles installations sans un business plan en béton et sans garantie suffisante en personne physique. L’éclosion d’une vague importante d’indépendants ne sera donc pas simple.

    Je serais favorable à un développement des TPE – PME qui sont de formidables viviers potentiels pour la création d’emploi. Une simplification des lourdeurs administratives en terme de subsides et autres primes faciliterait et inciterait sans doute de nombreuses TPE à se lancer dans des embauches. Plus que jamais en ces périodes de crises, nous devons les soutenir.

    1. Subsides et autres primes… oui, peut-être. Toutefois, lorsque l’on voit que le plan win-win permettait aux indépendant d’économiser jusqu’à 1.100 € sur le salaire net d’un temps plein, n’est-on pas en droit de se demander s’il s’agit toujours là d’un indépendant ? Je ne suis pas persuadé que ces mesures aient réellement favorisé l’emploi, mais ce n’est pas le sujet ici… Lorsque l’indépendant devient dépendant du politique, je pense que cela tourne à l’addiction.

  2. Bonjour Philippe,
    Je n’ai l’habitude de réagir sur les blogs, mais je voudrais tout de même donner ici mon sentiment.
    Pour moi, la question n’est pas de savoir s’il y aura de plus en plus d’indépendants. Le problème est plus de savoir s’il y aura plus d’indépendants « qui tiendront le coup ». En effet, au cours de ma carrière de gestionnaire de salaires (dont 10 ans à l’UCM de Liège) j’en ai vu des petits gars qui créaient leur emploi en se lançant dans un petit commerce de légumes, un bistrot, lavage de voitures… tout fait farine au bon moulin quand il s’agit de sortir du chômage.
    Car c’est bien là qu’est le « problème » ! Beaucoup deviennent indépendants non pas par une espèce de conviction, goût du risque ou liberté, mais bel et bien pour essayer de sortir d’un certain marasme ambiant.
    Je pense sincèrement que la grande majorité n’est pas armée pour ce genre de projet. Malgré tous les services offerts par les chambres patronales, secrétariats sociaux, chambre de commerce, guichets d’entreprises… il me semble que beaucoup ne réalisent pas la difficulté à durer. Ceci est bien plus difficile que de lancer l’activité me semble-t-il… Exiger la connaissance basique de la gestion ne sera jamais suffisant pour arriver à faire perdurer une activité d’indépendant. De mon côté j’opterais plus pour une sorte de « stage » ou « formation » du candidat entrepreneur d’une durée minimale à fixer, le temps d’apprendre, par exemple à comprendre une déclaration TVA ou encore apprendre à lire un bilan. Certes, les fiscalistes et comptables de toutes robes sont là, mais l’ignorance ne fût jamais terre féconde !
    Voilà, en de très courts mots, ce que je pense du sujet. On parle ici bien sûr de l’indépendant qui n’occupe pas de personnel ! Car après, c’est autre chose !
    De plus en plus d’indépendants ? Oui, probablement. Tiendront-ils sur la durée ?Non, je ne crois pas… Hélas !

    Salutations Philippe, en repensant à nos bancs d’école où l’on pouvait se poser des questions beaucoup plus légères….

    1. Pour ma part, et pour réagir à la note de Didier Avril, je crois qu’il faut mettre en évidence les associations comme Challenge et le réseau Entreprendre qui par l’intermédiaire des parrains et grâce à eux, aide réellement les indépendants et ceci le plus longtemps possible! Sincèrement, sans nos parrains, nous ne serions certainement pas où nous en sommes et nous sommes très contents de pouvoir compter sur une épaule solide et une oreille attentive. C’est très important pour un indépendant. Dans ces conditions, un jeune indépendant pourra s’en sortir et trouver un réel chemin à sa carrière professionnelle.

  3. Bonjour Philippe,
    Des indépendants, je crois qu’il y en aura encore et toujours, c’est la seule façon pour certains de sortir du chômage. Mais des patrons de petites pme, j’y crois de moins en moins. J’ai entendu qu’il y aurait dans les 10 ans, 80 % des patrons qui partiraient à la retraite, et cela sans avoir de successeur. LE vrai problème est là. Parce que lorsque le patron s’en va, l’entreprise ferme, et les employés iront au chômage. Cela représentent la plus grosse partie des salariés, si je ne me trompe pas. A bientôt.

  4. Bonjour,

    Votre question m’intéresse,… j’y vois plusieurs entrées possibles.

    Mes premières réflexions sont orientée vers l’adéquation du statut d’indépendant et l’évolution des valeurs. La liberté individuel, l’engagement conditionné, le sens des actions et de l’activité, la collaboration dans la complémentarité,… prennent le pas sur la sécurité, la position sociale, l’allégeance à un autorité,…

    En ça je crois que le statut d’indépendant, et ce qui s’en rapproche, convient mieux à une partie de la génération qu’on appelle Y.

    Ces personnes sont plus des indépendants que des entrepreneurs. Leur épanouissement personnel est prioritaire par rapport à la création d’une entreprise, d’une activité économique.

    Je crois qu’il y auras plus de ce type d’indépendant. Ils ne correspondrons pas à l’image des entrepreneurs qui est encore beaucoup véhiculée. Je crois qu’il seront de plus en plus présent à coté des entrepreneurs classiques.

    Leurs places sociales est différentes,… leurs besoins, leurs demandes et leurs objectifs sont différents. Les acteurs de l’accompagnement et les pouvoirs publics devront en tenir compte dans leurs offres et dans leurs discours.

    J’aurais envie de reformuler la question,… quel sont les différents types d’indépendants qui émergerons à l’avenir.

    Sylvain.
    Entrepreneur
    Coach d’entrepreneur.

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